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Compétitivité
Un secteur essentiel qui fait face à de nombreux défis

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Dans un contexte de réindustrialisation de la France, le secteur des minerais, minéraux et métaux présente de nombreux atouts et des perspectives de développement significatives, à condition que les acteurs industriels puissent bénéficier d’un écosystème favorable à leur compétitivité.

Un maillon incontournable de la chaîne industrielle

La France dispose d’un savoir-faire de longue date et de nombreux atouts dans le secteur des industries minières et métallurgiques, avec des compétences notamment en géologie, en économie minière, en chimie, en métallurgie et en recyclage des métaux et des alliages et de leur transformation au plus près des besoins des clients finaux. Situé en amont de la chaîne de valeur industrielle, le secteur des minerais, minéraux et métaux est un maillon indispensable de l’approvisionnement d’industries aval aussi essentielles que la construction, l’aéronautique et l’espace, la défense, l’automobile, la mécanique, les composants électroniques ou les énergies renouvelables.

La décennie écoulée a vu une forte réorganisation des entreprises du secteur dans le monde et en France. Aujourd’hui, le secteur des minerais, minéraux et métaux représente en France environ 350 entreprises employant directement près de 62 500 personnes et générant un chiffre d’affaires de l’ordre de 41 milliards d’euros. Certaines d’entre elles sont des champions nationaux, parmi les leaders mondiaux, positionnés sur des marchés de spécialité, mais le secteur compte également de nombreuses PME et ETI.

Pour assurer leur pérennisation et leur développement, ces entreprises doivent relever de nombreux défis : sécuriser l’accès aux ressources primaires et secondaires, valoriser leurs performances environnementales dans la perspective d’une économie circulaire, maîtriser les coûts énergétiques, affronter un environnement concurrentiel international et européen renforcé, répondre aux fortes exigences réglementaires, affirmer leur position stratégique pour l’ensemble de la chaîne industrielle, innover en continu pour affronter la concurrence et renforcer les filières technologiques, attirer et enrichir les compétences humaines du secteur, améliorer l’image du secteur et renforcer son attractivité.

L’ensemble de ces défis est adressé dans le contrat de filière du Comité Stratégique de Filière Industries extractives et première transformation.

Le Comité Stratégique de Filière Mines et Métallurgie 

Le Comité Stratégique de Filière (CSF) Mines et métallurgie, présidé par Christel Bories, P-DG d’Eramet, rassemble les acteurs de l’extraction, de la production, de la transformation et du recyclage des métaux autour des organisations professionnelles A3M, Aluminium France, Fédération Forge Fonderie et UIMM.

Le CSF Mines et métallurgie a été labellisé le 28 mai 2018 ; son contrat de filière a été signé le 18 janvier 2019 par Christel Bories et Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie et des Finances. Brune Poirson, secrétaire d’État auprès du ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire, est également signataire du contrat de filière.

Après plus d’un an de travaux, une feuille de route ambitieuse et opérationnelle a été établie par les industriels, en lien avec l’Etat et les organisations syndicales. Celle-ci propose sept projets structurants :

  • Construire et mettre en œuvre les standards de référence de la mine et des approvisionnements responsables,
  • Accélérer la digitalisation de la filière métallurgique pour la rendre plus compétitive,
  • Développer les mines et carrières connectées,
  • Réduire les émissions de gaz à effet de serre en extrayant le CO2 des gaz et fumées industrielles,
  • Développer une filière intégrée de recyclage des batteries lithium,
  • Recycler le véhicule hors d’usage de demain,
  • Déployer l’EDEC Transition numérique.

Ces projets adressent cinq thèmes majeurs nécessaires pour accompagner la croissance de l’industrie : approvisionnement durable et compétitif – véritable spécificité de la filière, transformation numérique, transition écologique, économie circulaire, compétences et attractivité des métiers, sans oublier l’innovation qui vient irriguer chacun de ces axes.

Au-delà des priorités identifiées par le CSF Mines et métallurgie, le Conseil National de l’Industrie (CNI) a confié au Conseil général de l’économie, de l’industrie, de l’énergie et des technologies en lien étroit avec le CSF Mines et métallurgie une mission sur les approvisionnements en matières premières visant à :

  • mieux cerner la vulnérabilité des chaînes d’approvisionnement en matières premières des entreprises industrielles françaises,
  • identifier les circuits d’approvisionnement les plus risqués et proposer des mesures pour réduire l’exposition des entreprises.

Le rapport sera disponible au deuxième trimestre 2019.

Lire le contrat de la filière Mines et métallurgie

Lire le communiqué de presse de la signature du contrat de la filière Mines et métallurgie

Lire le dossier de presse de la signature du contrat de la filière Mines et métallurgie

Le Comité Stratégique de Filière Industries pour la construction

La filière est également investie dans le CSF Industries pour la construction, présidé par Hervé de Maistre, DG de Placoplatre Saint-Gobain, également labellisé le 28 mai 2018. La filière a signé son contrat de filière le 13 février 2019. Les cosignataires en sont Hervé de Maistre, le président du CSF Industries pour la construction, François de Rugy, ministre d’Etat, ministre de la Transition écologique et solidaire, Julien Denormandie ministre auprès de la ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales, chargé de la Ville et du Logement, Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie et des Finances, et André Flajolet, vice-président de l’Association des maires de France et présidents d’Intercommunalité.

La feuille de route de la filière s’articule autour de six projets structurants :
1. Créer une plateforme numérique pour renforcer la compétitivité des acteurs de la filière : elle permettra notamment de faciliter la description numérique des projets de construction entre l’ensemble des acteurs de la filière.
2. Développer de nouveaux concepts de bâtiments et routes : bâtiments réversibles et modulables, « zéro déchet » et routes adaptées aux nouveaux usages (véhicule autonome, production d’énergie, etc.).
3. Déployer une offre de rénovation énergétique pour lutter contre les « passoires thermiques », à destination des particuliers et des campus universitaires.
4. Promouvoir les technologies françaises à l’export pour la ville durable et créer une offre française de logement abordable pour déploiement à l’international.
5. Accélérer la croissance des entreprises pour augmenter le nombre d’ETI dans la filière à travers le dispositif « Accélérateur PME » de Bpifrance. Une première promotion d’une trentaine d’entreprises sera lancée en novembre 2019.
6. Développer les emplois et les compétences de la filière aval des industries pour la construction. Le projet vise à mettre en place un engagement de développement de l’emploi et des compétences dans la filière et à mobiliser l’ensemble des parties prenantes pour augmenter le nombre d’apprentis.

La filière métallique, par le groupe miroir mis en place par A3M et ses adhérents, est partie prenante de ces travaux, porteuse en particulier d’un projet sur le bâtiment réversible et modulable.

Lire le communiqué de presse de la signature du contrat de la filière Industries pour la construction

Lire le dossier de presse de la signature du contrat de la filière Industries pour la construction