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Conjoncture

 

 

Conjoncture octobre 2016 : Estimation de l’année 2016 et perspectives 2017.

 

 

Les indicateurs macro-économiques, après la période d’été restent globalement stables. La confiance des ménages, bien que légèrement dégradée par rapport à la période mai/ juin 2016 n’est que peu inférieure à sa moyenne de long terme. Les ménages sont confortés dans l’opportunité d’effectuer des achats importants, ce qui s’oppose à leurs vues plus négatives sur leur niveau de vie futur et sur l’emploi.

Ménages

Le climat des affaires, mesuré par différents indicateurs reste dans le zone de croissance, bien que moins bien orientés qu’avant l’été. En l’absence de scénario solide quant aux modalités du Brexit, l’incertitude est prédominante et plus ou moins marquée selon l’implication du secteur dans l’économie du Royaume-Uni.

 

Cli_Affaires

L’activité productive, mesurée par les indices de production industrielle, a très légèrement déclinée au cours du premier semestre, reflétant à la fois, l’activité soutenue des industries du transport et celle, dégradée, des secteurs liés à l’énergie. Les derniers résultats connus (aout 2016) corrigent quelque peu cette tendance.

La consommation finale reste le moteur principal de la modeste croissance constatée, l’investissement, tant privé que public, ne contribuant que trop faiblement  à celle-ci.

En France, l’activité des industries du transport, pour le secteur des métaux,  est probablement le soutien principal.

Les ventes de véhicules particuliers neufs sur le marché de l’Union Européenne, au cours des huit premiers mois 2016 par rapport à la même période de l’année précédente, ont augmenté de 8,1 %.  Sur les marchés espagnol et italien, particulièrement affectés par la crise de 2009, celle- ci été, respectivement, de 11,3 % et 17,4 %. Le marché français a connu une croissance de 6,1 %.

Les deux principaux constructeurs généralistes ont vu leurs ventes en Europe croitre plus lentement que le marché. Ce sont  Les groupes Fiat-Chrysler et Renault qui en bénéficient sur les segments courants. Ils convient également de mentionner les performances nettement supérieures à la moyenne des marques « premium » sur le marché européen, celles-ci étant tout de même pénalisées par le repli des ventes à la grande exportation.

 

L’activité de l’industrie automobile en France a connu, au cours 8 premiers mois 2016 une croissance de 5,8 % par rapport aux 8 premiers mois 2015, chiffre comparable à la croissance du marché intérieur.

AUTO

 

Pour la seconde partie de l’année, la croissance de l’industrie automobile devrait ralentir quelque peu pour  être voisine de 4,7 % en France et  5,1 % dans l’Union Européenne. Pour 2017, les taux de croissance du l’industrie automobile retenus sont respectivement  2,7% et  2.8%

 

 

D’après les données de l’INSEE, la production du bâtiment s’est repliée de 3,3 % au cours des 8 premiers mois 2016. Pour ce secteur, les indices d’opinion comparés à ceux d’activité montrent une très grande divergence, annonçant probablement un retournement marqué de tendance dans les mois à venir.

BAT_INSEE

log_neuf

Il est vrai que les demandes de permis de construire se redressent. Pour le logement, tous types confondus, les permis de construire ont progressé de 10.3% au cours de huit premiers mois.  Sur la même période, les surfaces de plancher autorisées pour le non résidentiel ont augmenté de 6,3%.

En Europe, les différents marchés nationaux montrent des évolutions assez disparates. En Europe du Nord, les taux de croissance sont positifs, dans certains cas à deux chiffres. Par contre, à l’Est de l’Europe, l’activité décline.

Celui conduit à estimer l’évolution de l’activité du bâtiment, pour 2016, à +1,2% en France et 1,4 % sur l’ensemble de l’UE. En 2017, la croissance devrait s’accélérer : 2,0 % pour la France et 2,2 % en Europe.

Dans le domaine de la mécanique, la sous-traitance automobile et aéronautique reste assez bien orientée. Les premières perspectives pour 2017 sont encourageantes.

Les exportations  stagnent ou reculent selon les destinations (Allemagne notamment). Le marché intérieur français est nettement stimulé par les mesures fiscales en vigueur (suramortissement) mais pas suffisamment pour effacer  complétement le repli des exportations.

MECA

Sur l’ensemble de l’année en cours, L’activité de la mécanique devrait  être en croissance très modérée, de 1,0% à 1,5 % pour la France et 0,4 % pour l’U.E.

Les perspectives 2017 ont été revues, avec une ambition moindre. L’investissement, élément clé pour la mécanique souffre depuis quelques années du manque de confiance. Les incertitudes nées du Brexit et  tant que les modalités de sortie ne seront pas perceptibles, justifient des reports ou annulations d’investissement dans un climat déjà peu favorable. Ainsi, il a été retenu pour 2017, une croissance de 1.4 % en France, les mesures d’encouragement à l’investissement étant encore en vigueur sur une partie de l’année, et  1,3 % pour l’UE, progression essentiellement concentrée sur la fin de l’année.

Pour l’acier, la consommation apparente en France a augmenté de 4,6 % (en termes de produits finis) au cours du premier semestre, avec  en fin de période un stockage limité aux produits longs. Celui-ci devrait se résorber  en grand partie au cours de la période d’été. Compte tenu d’un léger ralentissement au cours de la seconde partie de l’année, la consommation apparente d’acier devrait croitre de 2% à 2,5 % sur l’ensemble de l’année.

Sur l’Union Européenne, la consommation apparente d’acier,  en 2016, serait de 155 millions de tonnes soit +2,2 % par rapport à l’année 2015. En 2017, la consommation apparente d’acier dans l’UE devrait rester stable par rapport à 2016, avec un premier semestre en repli suivi d’une période de reprise.